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Cana......Un an aprés..


Rédigé le Lundi 30 Juillet 2007 à 14:07 | Lu 2308 fois |


Une année, une année vient de s’écouler depuis que des innocents on perdu tristement la vie à Cana. Qui s’en souvient ? La pléthore d’informations que nous subissons chaque jour noie ces images de pères désespérés portant ces corps en qui ils avaient placés tout leur amour. Qui se souvient de ce 30 juillet 2006



Cana......Un an aprés..
Une année, une année vient de s’écouler depuis que des innocents on perdu tristement la vie à Cana. Qui s’en souvient ? La pléthore d’informations que nous subissons chaque jour noie ces images de pères désespérés portant ces corps en qui ils avaient placés tout leur amour. Qui se souvient de ce 30 juillet 2006 où Tsahal redoubla de violence en pleine nuit sur cette petite ville du Liban, de ces corps sans vie retrouvés dans un immeuble éventré par les obus si précis de l’aviation. 16 enfants et plusieurs femmes sont dénombrés parmi les victimes. Il y a fort à parier que nombreux sont ceux qui ne se souviennent plus, que d’autres images terribles jusqu’au plus récentes, ont remplacé dans les têtes celles des enfants de Cana, recouverts de leur linceul de poussière.

Outre ces faits macabres, l’histoire retiendra peut être la lâcheté et l’impuissance de la communauté internationale et de l’ONU, qui après les premières protestations d’usage, oublièrent bien vite Cana et ses morts. Cana, l’éternelle oubliée, Cana doublement martyr : une attaque de l’armée israélienne en 1996 y avait entraîné en moins de 20 minutes la mort d’une centaines de civils réfugiés dans un camp des Nations Unies. Comme à cette époque, le gouvernement Israélien plaida pour une malencontreuse erreur tout en précisant que des militants du hezbollah se trouvaient à proximité et se servaient des civils comme boucliers humains. Le chef d'état-major de l'armée de l'Air, le général Amir Eshel, a fit même remarquer dans une conférence de presse à Tel Aviv le soir du massacre qu'il n'y avait pas forcément de rapport de cause à effet entre le raid de Tsahal sur Cana et l'écroulement d'un immeuble du village. L'officier laissa entendre que des armes entreposées par le Hezbollah dans l'édifice ont pu exploser quelques heures après le bombardement et provoquer alors l'effondrement du bâtiment. Un média de l'extrême droite libanaise non lié au gouvernement israélien Libanoscopie, rejoint l'idée d'une manipulation orchestrée par le Hezbollah pour utiliser le symbole de Cana et empêcher toute négociation israélo-libanaise. Les habitants ont affirmé qu'il n'existait aucun membre du Hezbollah à Cana et contestent, avec le ministre de la défense libanais et Human rights watch, l'existence de quelque batterie de katioucha que ce soit dans le village.

Comme en 1996, une enquête fut ordonnée, une enquête dont les résultats sont probablement perdus dans les dédales de l’administration onusienne. Que peut-on en espérer ? la réponse est simple : rien, puisqu’à cette époque s’agissant du bombardement d’un de ses propres camps, l’ONU rendit un public un rapport édulcoré, se contentant d’envisager la possibilité qu’il puisse s’agir d’une erreur de tir de la part de Tsahal. Comme le montre le très bon rapport de Human Rights Watch d’août 2006, Cana ne fut malheureusement qu’un exemple de l’acharnement de l’armée israélienne sur les civils libanais. Ce rapport analyse une vingtaine de cas d’attaques aériennes et d’artillerie contre des maisons et des véhicules civils. Sur les 153 victimes civiles mentionnées dans le rapport, 63 sont des enfants. Kenneth Roth, directeur du HRW déclara en outre :
“Les combattants du Hezbollah ne doivent pas se cacher derrière les civils – c'est indiscutable – mais l’image propagée par Israël selon laquelle cet écran de protection serait la cause d’un coût aussi élevé en vies humaines civiles est fausse,” a déclaré Roth. “Dans de nombreux cas où il y a eu victimes civiles, Human Rights Watch a determiné que cela ne correspondait pas à des attaques visant des combattants ou des stocks d’armes du Hezbollah parce qu’il n’y avait aucune trace d’une quelconque présence du Hezbollah dans les parages.[1]”

Ainsi, même s’il est vain d’espèrer quoique ce soit qui puisse, un jour, donner un sens à la mort des enfants de Cana ou consoler leurs mères et leur pères, souvenons-nous juste que les guerres, médiatisées ou non, menées par cette impitoyable armée, se font au mépris des droits les plus fondamentaux ; faisons en sorte que ses actes les plus funestes ne soient plus accompagnés par notre silencieuse approbation
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