|
|
|
Gaza : jour aprés jour
Liste de liens
Galerie
Dans les annales des crimes de guerre, le nom de « Zeitoun » prendra place aux côtés de noms comme « My Lai », « Fallouja », « Sabra et Chatila », « Guernica », « Nankin », « Lidice » et « Wounded Knee ».
Ces deux derniers jours, le massacre qui s'est déroulé à Zeitoun, un quartier au Sud de Gaza City, a commencé à sortir de l'ombre. Des groupes d'aide humanitaire, dont la Croix-Rouge, ont utilisé depuis mercredi les pauses de trois heures dans les bombardements israéliens pour tenter tant bien que mal d'évacuer les blessés, il semble que certains d'entre eux y soient encore. La plupart des morts ont été abandonnés sur place.
Ce qui est particulièrement abominable dans le massacre de Zeitoun — dont les détails continuent à faire surface — c'est le comportement sadique des Forces de défense israéliennes (FDI).
C'est une exécution en masse qui s'est poursuivie plusieurs jours durant.
Ces deux derniers jours, le massacre qui s'est déroulé à Zeitoun, un quartier au Sud de Gaza City, a commencé à sortir de l'ombre. Des groupes d'aide humanitaire, dont la Croix-Rouge, ont utilisé depuis mercredi les pauses de trois heures dans les bombardements israéliens pour tenter tant bien que mal d'évacuer les blessés, il semble que certains d'entre eux y soient encore. La plupart des morts ont été abandonnés sur place.
Ce qui est particulièrement abominable dans le massacre de Zeitoun — dont les détails continuent à faire surface — c'est le comportement sadique des Forces de défense israéliennes (FDI).
C'est une exécution en masse qui s'est poursuivie plusieurs jours durant.
Rédigé par nicolas Lalande le Mardi 3 Mars 2009 à 14:31
|
Commentaires (0)
Le massacre de 22 jours et nuits est suspendu dans l’attente de l’arrivée de la nouvelle équipe gouvernementale israélienne.
Les heureux survivants sont toujours punis d’un blocus total. Ils respirent encore du Phosphore blanc mélangé à la poudre noire. Ils sont menacés par des tonnes de déchets, des matières toxiques et des munitions non-opérées qui peuvent mettre en péril leur vie à chaque instant.
Ils n’ont pas encore fini de ramasser les corps et ce qu’il en reste, d’un fils ou d’une fille, d’un mari ou d’un cousin recouverts par les décombres.
Le massacre de 22 jours et nuits est suspendu dans l’attente de l’arrivée de la nouvelle équipe gouvernementale israélienne.
Les heureux survivants sont toujours punis d’un blocus total. Ils respirent encore du Phosphore blanc mélangé à la poudre noire. Ils sont menacés par des tonnes de déchets, des matières toxiques et des munitions non-opérées qui peuvent mettre en péril leur vie à chaque instant.
Ils n’ont pas encore fini de ramasser les corps et ce qu’il en reste, d’un fils ou d’une fille, d’un mari ou d’un cousin recouverts par les décombres.
Ils sont des milliers à devoir survivre sous une tente pour la deuxième fois, soixante ans après avoir étés expulsés par les milices sionistes et avoir étés réduits à la condition de réfugiés à Gaza.
Les survivants de Gaza et tous les Palestiniens du monde cherchent à comprendre pourquoi le monde a laissé le monstre nommé Israël faire ce qu’il voulait d’eux pendant plus de 22 jours. Pourquoi la Civilisation a laissé faire, alors qu’elle a été informée du massacre en préparation par l’exécuteur, lui-même membre prestigieux du club des « civilisés ».
Les heureux survivants sont toujours punis d’un blocus total. Ils respirent encore du Phosphore blanc mélangé à la poudre noire. Ils sont menacés par des tonnes de déchets, des matières toxiques et des munitions non-opérées qui peuvent mettre en péril leur vie à chaque instant.
Ils n’ont pas encore fini de ramasser les corps et ce qu’il en reste, d’un fils ou d’une fille, d’un mari ou d’un cousin recouverts par les décombres.
Ils sont des milliers à devoir survivre sous une tente pour la deuxième fois, soixante ans après avoir étés expulsés par les milices sionistes et avoir étés réduits à la condition de réfugiés à Gaza.
Les survivants de Gaza et tous les Palestiniens du monde cherchent à comprendre pourquoi le monde a laissé le monstre nommé Israël faire ce qu’il voulait d’eux pendant plus de 22 jours. Pourquoi la Civilisation a laissé faire, alors qu’elle a été informée du massacre en préparation par l’exécuteur, lui-même membre prestigieux du club des « civilisés ».
La plupart des 18 passagers et membres d’équipage du « Bateau de la Fraternité », arraisonné en mer par les pirates de la marine israélienne alors qu’il se dirigeait vers Gaza, ont été expulsés d’Israël où ils avaient été emmenés en otages, a-t-on appris vendredi.
C’est jeudi matin que le navire, parti de Tripoli (Liban) et après avoir fait une escale à Larnaca (Chypre), a été attaqué par la marine de guerre dans les eaux territoriales égyptiennes, à proximité des eaux de la bande de Gaza.
Le bateau a ensuite été contraint de se diriger vers le port israélien d’Ashdod. A terre, les passagers, dont plusieurs avaient été frappés par la soldatesque israélienne montée à bord –comme en a témoigné, dans un reportage saisissant, la courageuse journaliste Sallam Khader de la chaîne Al-Jazeera- ont alors été arrêtés pour … « séjour irrégulier en Israël ! » (ceci n’est pas une blague).
Le bateau a ensuite été contraint de se diriger vers le port israélien d’Ashdod. A terre, les passagers, dont plusieurs avaient été frappés par la soldatesque israélienne montée à bord –comme en a témoigné, dans un reportage saisissant, la courageuse journaliste Sallam Khader de la chaîne Al-Jazeera- ont alors été arrêtés pour … « séjour irrégulier en Israël ! » (ceci n’est pas une blague).
Sylvette Rougier, Membre du Comité Poitevin France-Palestine, est récemment parti en mission à Gaza au sein d'une délégation. Elle nous livre ici un témoignage absolument redoutable sur l'état dans lequel se trouve aujourd'hui Gaza. Elle fait surtout écho aux appels à la conscience humaine de ses habitants.
N’oubliez pas Gaza !
C’est le cri que je voudrais lancer en rentrant de Gaza. Car, on vient de le voir, le cessez-le-feu ne représente ni une victoire pour Israël ni la paix, mais prépare de nouvelles agressions. D’ailleurs le cessez-le-feu n’existe pas. Il est rompu tous les jours par Israël par mer ou par terre et les drones sillonnent en permanence le ciel de Gaza. Je suis partie à Gaza en réponse à l’appel des organisations du Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens, de la Coordination Inter Associative pour la Palestine qui regroupe plus de 60 organisations, et de l’Association pour le Développement de la Santé des Femmes. Notre délégation de solidarité et d’assistance médicale composée de médecins, infirmières, juristes, responsables politiques et associatifs avait pour but d’apporter une assistance médicale et de participer au travail d’investigation sur les crimes de guerre caractérisés commis par l’armée israélienne.
C’est le cri que je voudrais lancer en rentrant de Gaza. Car, on vient de le voir, le cessez-le-feu ne représente ni une victoire pour Israël ni la paix, mais prépare de nouvelles agressions. D’ailleurs le cessez-le-feu n’existe pas. Il est rompu tous les jours par Israël par mer ou par terre et les drones sillonnent en permanence le ciel de Gaza. Je suis partie à Gaza en réponse à l’appel des organisations du Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens, de la Coordination Inter Associative pour la Palestine qui regroupe plus de 60 organisations, et de l’Association pour le Développement de la Santé des Femmes. Notre délégation de solidarité et d’assistance médicale composée de médecins, infirmières, juristes, responsables politiques et associatifs avait pour but d’apporter une assistance médicale et de participer au travail d’investigation sur les crimes de guerre caractérisés commis par l’armée israélienne.
Les gouvernements occidentaux et la plupart des medias occidentaux ont accepté un certain nombre d'affirmations avancées par Israël pour justifier l'offensive militaire contre Gaza : que le Hamas a constamment violé puis refusé de prolonger la trêve de six mois qu'Israël observait ; qu'Israël n'avait dès lors pas d'autre choix que de détruire la capacité du Hamas de lancer des missiles sur des villes israéliennes ; que le Hamas est une organisation terroriste faisant partie d'un réseau mondial jihadiste ; et qu'Israël n'a pas seulement agi pour sa propre défense mais au nom d'une lutte internationale menée par les démocraties occidentales contre ce réseau.
Je n'ai pas connaissance qu'un quelconque des grands journaux américains, ou station de radio ou chaîne de télévision, ait, dans sa couverture de l'attaque contre Gaza, remis en question cette version des événements. Au lieu de quoi, la critique des actions d'Israël, s'il y en a eu (et il n'en est venu aucune de l'administration Bush), s'est centrée sur la question de savoir si le carnage opéré par l'armée israélienne était proportionné à la menace qu'elle cherchait à contrer, et si elle prenait des mesures adéquates afin d'éviter de faire des victimes civiles.
Je n'ai pas connaissance qu'un quelconque des grands journaux américains, ou station de radio ou chaîne de télévision, ait, dans sa couverture de l'attaque contre Gaza, remis en question cette version des événements. Au lieu de quoi, la critique des actions d'Israël, s'il y en a eu (et il n'en est venu aucune de l'administration Bush), s'est centrée sur la question de savoir si le carnage opéré par l'armée israélienne était proportionné à la menace qu'elle cherchait à contrer, et si elle prenait des mesures adéquates afin d'éviter de faire des victimes civiles.
Plus de 20.000 manifestants ont encerclé dimanche le port grec d’Astakos, pour protester contre le transfert d’armes US à Israël. De tout le pays, ils ont répondu à l’appel de la jeunesse communiste de Grèce (KNE).Les militants communistes avaient déjà encerclé le port d’Astakos dès le mercredi 14. Ces actions font suite à l’annonce du transfert d’armes des Etats-Unis vers Israël, via le port grec d’Astakos, situé au nord de Patras, sur la côte ouest.325 conteneurs de munitions et explosifs, transportés par une compagnie allemande, devaient être transférés des Etats-Unis, via le port grec d’Astakos vers le port d’Ashdod en Israël. Le gouvernement grec a d’abord nié ce transfert, puis a prétendu que ces armes étaient destinées aux troupes américaines en Israël ! Le transfert est actuellement suspendu, mais les communistes grecs restent vigilants. Nous nous souvenons très bien des déclarations des Etats-Unis, qui soulignaient qu’ils n’auraient pas pu réussir aussi bien leur attaque et leur invasion en Irak, sans l’aide de la Grèce , a répliqué le député communiste Chalvatzis.
«Nous savons que l’armée grecque a effectué récemment des exercices militaires avec l’armée israélienne. Il y a 10 ans, sous le gouvernement du Pasok, les routes, les ports, les aéroports et les gares de Grèce ont servi au transfert de matériel militaire de l’Otan et de l’Union européenne pour tuer des gens en Yougoslavie et détruire les infrastructure du pays. » (Rizospastis, 17 janvier 2009 )
Le 20 janvier 2009.
«Nous savons que l’armée grecque a effectué récemment des exercices militaires avec l’armée israélienne. Il y a 10 ans, sous le gouvernement du Pasok, les routes, les ports, les aéroports et les gares de Grèce ont servi au transfert de matériel militaire de l’Otan et de l’Union européenne pour tuer des gens en Yougoslavie et détruire les infrastructure du pays. » (Rizospastis, 17 janvier 2009 )
Le 20 janvier 2009.
Plus de 1 300 morts, des milliers de blessés, des centaines de destructions : le carnage israélien à Gaza signe un désastre politique pour l’État hébreu.
Depuis le lundi 19 janvier au matin, les soldats israéliens ont commencé à se retirer de la ville de Gaza. Ils laissent derrière eux un charnier et des champs de ruines. Et des tonnes de haine, à la mesure des tonnes de bombes déversées sur un espace plus petit qu’un arrondissement de Paris, où sont entassés près de 100 000 femmes, hommes, enfants et vieillards. La mission « civilisatrice » de l’État hébreu s’achève ainsi, jusqu’à la prochaine fois. Après le décompte des morts (plus de 1 300 à l’heure actuelle, mais on en découvre encore sous les décombres), va maintenant commencer le moment des comptes politiques.
Depuis le lundi 19 janvier au matin, les soldats israéliens ont commencé à se retirer de la ville de Gaza. Ils laissent derrière eux un charnier et des champs de ruines. Et des tonnes de haine, à la mesure des tonnes de bombes déversées sur un espace plus petit qu’un arrondissement de Paris, où sont entassés près de 100 000 femmes, hommes, enfants et vieillards. La mission « civilisatrice » de l’État hébreu s’achève ainsi, jusqu’à la prochaine fois. Après le décompte des morts (plus de 1 300 à l’heure actuelle, mais on en découvre encore sous les décombres), va maintenant commencer le moment des comptes politiques.
Cette guerre est une guerre de luxe. Par rapport aux guerres précédentes, elle est un jeu d’enfants pour les pilotes qui bombardent sans entrave, comme à l’exercice, pour les tankistes et les artilleurs qui bombardent des maisons et des civils depuis leurs engins blindés, et pour les soldats du génie qui élargissent des rues entières avec leurs engins blindés effrayants, sans rencontrer de résistance significative.
Une armée nombreuse et puissante qui fait la guerre à une population impuissante et à une organisation à peu près militaire, misérable et pauvre, qui a fui et ne combat quasiment pas. Il faut en convenir avant que nous ne nous mettions à claironner notre victoire et notre bravoure.
Mais la guerre est aussi un « jeu d’enfants » du fait de ses victimes. Une grande partie de ses victimes. Une part trop grande selon tous les critères humains et moraux.
Une armée nombreuse et puissante qui fait la guerre à une population impuissante et à une organisation à peu près militaire, misérable et pauvre, qui a fui et ne combat quasiment pas. Il faut en convenir avant que nous ne nous mettions à claironner notre victoire et notre bravoure.
Mais la guerre est aussi un « jeu d’enfants » du fait de ses victimes. Une grande partie de ses victimes. Une part trop grande selon tous les critères humains et moraux.
u sud de Zeitoun, faubourg oriental de la ville de Gaza, le quartier habité par le clan Samouni n'est plus qu'un cimetière de ruines. Seules quelques maisons sont encore debout. Vingt et une habitations et une mosquée ont été réduites à l'état de carcasses de béton et de ferraille. Tsahal est passé par là.
Moussa Samouni, 19 ans, raconte : "Lors de l'offensive terrestre le 4 janvier, les hélicoptères ont déposé les parachutistes sur les toits. Ensuite, ils ont fait sortir tout le monde et nous ont rassemblés dans un bâtiment. Nous étions près de 120 personnes. Nous sommes restés toute la nuit. Il y avait des explosions, des coups de feu. C'était la panique totale. Les enfants pleuraient. Il faisait froid. Nous avons ouvert la porte pour aller chercher du bois. Mon père était dans la rue, mort. Les soldats nous ont ordonné de rentrer. Puis il y a eu un bombardement et ensuite un deuxième et après les obus sont tombés sur le toit. Vingt-deux personnes sont mortes. J'ai perdu mon père, ma mère, mon frère, mon oncle et plusieurs cousins. Il y avait des blessés partout qui perdaient leur sang." Moussa n'a pas été touché. Il a tenté de sortir mais il a été arrêté par les soldats qui lui ont attaché les mains et bandé les yeux. Il s'est retrouvé prisonnier avec son oncle. Cela a duré trois jours.
Aujourd’hui, nos quotidiens nationaux se font plus silencieux sur Gaza et ses décombres. L’esthétique des images qui nous ont été transmises depuis presqu’un mois laisse place un drôle de silence, ou plutôt au vacarme assourdissant de l’investiture Obama. Le bruit des applaudissements pour celui en qui tout le monde fonde un espoir inconsidéré couvre désormais celui des pleurs des mères et des enfants de Gaza. Aujourd’hui les armes se taisent, mais la fabrique de l’oubli, elle, se met en branle. Comme en 2006, après l’épisode libanais, il faudra probablement quelques jours seulement pour que la chape de plomb, durcie par des années de propagande, ne s’abatte une nouvelle fois sur cette terre et sur les malheurs de ces habitants. Comme en 2006 où on a bien vite relégué dans les oubliettes de l’histoire, les massacres de la ville de Cana, on ne parlera plus de tous ceux qui sont morts si injustement dans les tombes que l’armée israélienne leur avait creusées. Beit Zeitoun où une maison a été bombardée après que Tsahal ait elle-même conseillé à ses habitants de s’y réfugier ; l’école de l’UNRWA, elle aussi, pilonnée alors que femmes, enfants et personnes âgées y trouvaient refuge….et combien d’autres exemples d’exactions commises dans l’impunité la plus totale pour cette seule campagne de Gaza. Cette usine a tout oublier, a déjà commencé son travail de sape ; des missiles contre la mémoire commencent à fuser de toute part.

