Gaza : jour aprés jour

Le massacre de 22 jours et nuits est suspendu dans l’attente de l’arrivée de la nouvelle équipe gouvernementale israélienne.
Les heureux survivants sont toujours punis d’un blocus total. Ils respirent encore du Phosphore blanc mélangé à la poudre noire. Ils sont menacés par des tonnes de déchets, des matières toxiques et des munitions non-opérées qui peuvent mettre en péril leur vie à chaque instant.
Ils n’ont pas encore fini de ramasser les corps et ce qu’il en reste, d’un fils ou d’une fille, d’un mari ou d’un cousin recouverts par les décombres.


Le massacre de 22 jours et nuits est suspendu dans l’attente de l’arrivée de la nouvelle équipe gouvernementale israélienne.
Les heureux survivants sont toujours punis d’un blocus total. Ils respirent encore du Phosphore blanc mélangé à la poudre noire. Ils sont menacés par des tonnes de déchets, des matières toxiques et des munitions non-opérées qui peuvent mettre en péril leur vie à chaque instant.
Ils n’ont pas encore fini de ramasser les corps et ce qu’il en reste, d’un fils ou d’une fille, d’un mari ou d’un cousin recouverts par les décombres.
Ils sont des milliers à devoir survivre sous une tente pour la deuxième fois, soixante ans après avoir étés expulsés par les milices sionistes et avoir étés réduits à la condition de réfugiés à Gaza.

Les survivants de Gaza et tous les Palestiniens du monde cherchent à comprendre pourquoi le monde a laissé le monstre nommé Israël faire ce qu’il voulait d’eux pendant plus de 22 jours. Pourquoi la Civilisation a laissé faire, alors qu’elle a été informée du massacre en préparation par l’exécuteur, lui-même membre prestigieux du club des « civilisés ».

Rédigé par Nabil EL Haggar le Vendredi 27 Février 2009 à 15:44 | Commentaires (0) Del.icio.us Y! Blogmarks Facebook Google Twitter LinkedIn Viadeo Scoopeo WikioEs
Les gouvernements occidentaux et la plupart des medias occidentaux ont accepté un certain nombre d'affirmations avancées par Israël pour justifier l'offensive militaire contre Gaza : que le Hamas a constamment violé puis refusé de prolonger la trêve de six mois qu'Israël observait ; qu'Israël n'avait dès lors pas d'autre choix que de détruire la capacité du Hamas de lancer des missiles sur des villes israéliennes ; que le Hamas est une organisation terroriste faisant partie d'un réseau mondial jihadiste ; et qu'Israël n'a pas seulement agi pour sa propre défense mais au nom d'une lutte internationale menée par les démocraties occidentales contre ce réseau.


Je n'ai pas connaissance qu'un quelconque des grands journaux américains, ou station de radio ou chaîne de télévision, ait, dans sa couverture de l'attaque contre Gaza, remis en question cette version des événements. Au lieu de quoi, la critique des actions d'Israël, s'il y en a eu (et il n'en est venu aucune de l'administration Bush), s'est centrée sur la question de savoir si le carnage opéré par l'armée israélienne était proportionné à la menace qu'elle cherchait à contrer, et si elle prenait des mesures adéquates afin d'éviter de faire des victimes civiles.

Rédigé par nicolas Lalande le Vendredi 30 Janvier 2009 à 22:16 | Commentaires (0) Del.icio.us Y! Blogmarks Facebook Google Twitter LinkedIn Viadeo Scoopeo WikioEs
Plus de 1 300 morts, des milliers de blessés, des centaines de destructions : le carnage israélien à Gaza signe un désastre politique pour l’État hébreu.

Depuis le lundi 19 janvier au matin, les soldats israéliens ont commencé à se retirer de la ville de Gaza. Ils laissent derrière eux un charnier et des champs de ruines. Et des tonnes de haine, à la mesure des tonnes de bombes déversées sur un espace plus petit qu’un arrondissement de Paris, où sont entassés près de 100 000 femmes, hommes, enfants et vieillards. La mission « civilisatrice » de l’État hébreu s’achève ainsi, jusqu’à la prochaine fois. Après le décompte des morts (plus de 1 300 à l’heure actuelle, mais on en découvre encore sous les décombres), va maintenant commencer le moment des comptes politiques.
Rédigé par nicolas Lalande le Samedi 24 Janvier 2009 à 17:55 | Commentaires (0) Del.icio.us Y! Blogmarks Facebook Google Twitter LinkedIn Viadeo Scoopeo WikioEs
Cette guerre est une guerre de luxe. Par rapport aux guerres précédentes, elle est un jeu d’enfants pour les pilotes qui bombardent sans entrave, comme à l’exercice, pour les tankistes et les artilleurs qui bombardent des maisons et des civils depuis leurs engins blindés, et pour les soldats du génie qui élargissent des rues entières avec leurs engins blindés effrayants, sans rencontrer de résistance significative.

Une armée nombreuse et puissante qui fait la guerre à une population impuissante et à une organisation à peu près militaire, misérable et pauvre, qui a fui et ne combat quasiment pas. Il faut en convenir avant que nous ne nous mettions à claironner notre victoire et notre bravoure.

Mais la guerre est aussi un « jeu d’enfants » du fait de ses victimes. Une grande partie de ses victimes. Une part trop grande selon tous les critères humains et moraux.
Rédigé par nicolas Lalande le Vendredi 23 Janvier 2009 à 14:14 | Commentaires (0) Del.icio.us Y! Blogmarks Facebook Google Twitter LinkedIn Viadeo Scoopeo WikioEs
Aujourd’hui, nos quotidiens nationaux se font plus silencieux sur Gaza et ses décombres. L’esthétique des images qui nous ont été transmises depuis presqu’un mois laisse place un drôle de silence, ou plutôt au vacarme assourdissant de l’investiture Obama. Le bruit des applaudissements pour celui en qui tout le monde fonde un espoir inconsidéré couvre désormais celui des pleurs des mères et des enfants de Gaza. Aujourd’hui les armes se taisent, mais la fabrique de l’oubli, elle, se met en branle. Comme en 2006, après l’épisode libanais, il faudra probablement quelques jours seulement pour que la chape de plomb, durcie par des années de propagande, ne s’abatte une nouvelle fois sur cette terre et sur les malheurs de ces habitants. Comme en 2006 où on a bien vite relégué dans les oubliettes de l’histoire, les massacres de la ville de Cana, on ne parlera plus de tous ceux qui sont morts si injustement dans les tombes que l’armée israélienne leur avait creusées. Beit Zeitoun où une maison a été bombardée après que Tsahal ait elle-même conseillé à ses habitants de s’y réfugier ; l’école de l’UNRWA, elle aussi, pilonnée alors que femmes, enfants et personnes âgées y trouvaient refuge….et combien d’autres exemples d’exactions commises dans l’impunité la plus totale pour cette seule campagne de Gaza. Cette usine a tout oublier, a déjà commencé son travail de sape ; des missiles contre la mémoire commencent à fuser de toute part.
Rédigé par nicolas Lalande le Mercredi 21 Janvier 2009 à 15:13 | Commentaires (0) Del.icio.us Y! Blogmarks Facebook Google Twitter LinkedIn Viadeo Scoopeo WikioEs
Les millions de juifs qui ont été exterminés par les nazis dans les plaines de Pologne avaient des traits communs qui permettent de parler d¹un judaïsme européen. Ce n’était pas tant le sentiment d’appartenance à un peuple mythique, ni la religion car beaucoup d’entre eux s’en étaient détachés : c’étaient des éléments de culture commune. Elle ne se réduisait pas à des recettes de cuisine, ni à des histoires véhiculant le fameux humour juif, ni à une langue, car tous ne parlaient pas le yiddish. C’était quelque chose de plus profond, commun sous des formes diverses aux ouvriers des usines textiles de Lodz et aux polisseurs de diamants d’Anvers, aux talmudistes de Vilna, aux marchands de légumes d’Odessa et jusqu’à certaines familles de banquiers comme celle d’Aby Warburg. Ces gens-là n’étaient pas meilleurs que d’autres, mais ils n’avaient jamais exercé de souveraineté étatique et leurs conditions d’existence ne leur offraient comme issues que l’argent et l’étude.
Rédigé par nicolas Lalande le Lundi 19 Janvier 2009 à 16:42 | Commentaires (0) Del.icio.us Y! Blogmarks Facebook Google Twitter LinkedIn Viadeo Scoopeo WikioEs
« Aimer la vérité, sachez la dire avec courage » Voltaire.

En ce début d’année, aux funestes auspices, demain semble si difficile à entrevoir en terre de Palestine massacrée et sacrifiée sur l’autel d’un impérialisme aveugle mené de main de maître par un petit état démocratique, à l’ambition hégémonique, dont les coups d’éclat exterminateurs, savamment planifiés et mis en scène à quelques semaines d’échéances électorales, viennent cruellement nous rappeler que la haine implacable est l’hiver du cœur.

Loin de Gaza, l’empreinte que laisse la nouvelle fureur guerrière d’Israël à nos sombres pensées est d’une extrême profondeur et gravité. Nos voix révoltées semblent se perdre devant l’immensité de l’horreur et de l’injustice qui s’abat sur la population palestinienne, avec une précision d’orfèvre du conflit armé.

Mais les mots, tout dérisoire qu’ils puissent paraître face au sang versé, n’ont-ils pas été de tout temps de vrais actes de résistance, capables d’éveiller les consciences les plus engourdies et de déclencher de grands mouvements citoyens, et ne nous permettent-ils pas aujourd’hui de coucher modestement sur papier notre plus vive indignation, tout en clamant unis dans une même ferveur et détermination :

« Nous sommes tous Palestiniens ! »
Rédigé par nicolas Lalande le Mercredi 7 Janvier 2009 à 12:07 | Commentaires (0) Del.icio.us Y! Blogmarks Facebook Google Twitter LinkedIn Viadeo Scoopeo WikioEs
Qu’elle était naïve, décidément, cette idée selon laquelle, avec l’expansion des moyens de communication, il ne serait plus possible de commettre une exaction sans que l’opinion internationale, aussitôt alertée, réagisse par une protestation unanime... Alors que, pour compenser ce rétrécissement spectaculaire de la planète, il suffisait d’intensifier en proportion les efforts de propagande. Les bombardements israéliens sur Gaza en offrent la démonstration la plus achevée. Vous croyez voir une population prise au piège, privée de tout par un blocus inhumain, se faire massacrer par un Etat qui, soutenu par la première puissance mondiale et assuré, quels que soient ses forfaits, de ne jamais être inquiété, occupe illégalement des territoires et opprime un peuple depuis quarante ans, en violant sans cesse ses engagements ? Abracadabra ! Mais non : vous voyez un pauvre petit Etat merveilleusement démocratique se défendre contre les méchants islamistes qui veulent sa perte. Et le pauvre petit Etat est vraiment désolé de devoir au passage réduire en charpie quelques gamins - les seuls Palestiniens que l’on daigne considérer comme « innocents », ce sont les enfants ; et encore... - pour parvenir à atteindre les fourbes activistes méritant mille fois la mort qui se cachent lâchement parmi eux.
Rédigé par nicolas Lalande le Vendredi 2 Janvier 2009 à 14:52 | Commentaires (0) Del.icio.us Y! Blogmarks Facebook Google Twitter LinkedIn Viadeo Scoopeo WikioEs